La bourse ou la vie

 

Sur des chiffres qui défilent

Des pantins gesticulent avec le rictus débile

Suffit seulement d’hurler

Un capital en poche c’est l’avenir assuré

C’est la bourse ou la vie

Courtisée par des politicards qui sourient

De Tokyo à Paris

À genoux devant les cours, baver comme pas permis


C’est la fine fleur économique - politique toute la clique

Chacun vos lois c’est la panique

Gardiens des temples et d’un principe – faire du fric plus de fric

Soif de pouvoir c’est mécanique


Des débouchés, des multinationales

Ça se partage les marchés, c’est l’esclavage mondial

Nos vies sont là, devant l’écran de contrôle

Achetées revendues, dit comme ça, ça fait drôle

Le Tiers-monde crève, le Quart-monde agonise

Aux besoins de frissons des golden boys en chemise

La boucle est bouclée, finie la théorie

Combien de poubelles fouillées par tous les sans abris ?


La toile est déjà bien tissée, l’empire invisible installé

Le poison dollar est injecté, faut bien faire gaffe

L’ennemi plus que dangereux magouille dans le plus grand secret

Les frontières n’existent pas pour eux

Est-ce que tu sais qui possède quoi dans la jungle des conglomérats ?

Si ce n’est qu’on est déjà leur proie

À rester dans leurs dômes à spéculer, le profit comme seule vérité

La conscience tranquille de participer

À faire crever cette terre petit à petit, convaincus de philanthropie

Bourso-trafiquants en paieront le prix

Personne n’échappe au dictat, où que l’on soit c’est une menace

La lutte ne sera que mondiale… combat sans faille.